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 Times Square : What else ?! [Pv Terry/Mery']

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Meryem Braut Cook

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MessageSujet: Times Square : What else ?! [Pv Terry/Mery']   Lun 6 Avr - 13:17

New York. Même des années après l'explosion, la douleur et la dévastation sont toujours présentes. On peut les sentir, partout où l'on passe, même si on ne voit rien. Savoir ce qu'il s'est produit il y a quatre ans glace le sang de certains, fait monter en ébullition celui des autres, ou encore ne fait rien, pour les plus insensibles de tous. Quatre années ont passé, mais tout reste graver, dans les esprits, et dans les gènes. Des personnes sont pourchassées, à cause d'un don qu'elles ont développé. De la discrimination, du racisme à l'état pur. En effet, au départ, il ne s'agissait que des plus dangeureux de tous, ceux dont les pouvoirs étaient les plus puissants, et dont l'esprit était le plus noir. A présent, même la personne la plus gentille et le pouvoir le plus faible qu'il soit est stoppé dès qu'il est repéré. Plus personne n'est à l'abri, chacun d'eux craint pour sa vie, et pour celle de ses proches, qui peuvent être pris à partie. Le gouvernement ne fait rien pour les arrêter, de toute manière, le problème, c'est lui qui le cause, c'est lui qui a donné cet ordre, mais personne ne sait que celui qui est responsable de cette chasse est un des "leurs", comme les humains aiment à le dire. Oui, aucun "Heroes" n'en est vraiment certain, qui peut l'être ?! Mais il se dit que des personnes à pouvoirs servent le gouvernement, les lâches, les traites. Ils ont peur pour leur vie, ou ils sont appâtés comme des chiens par d'énormes steaks saignants, et de petites friandises dont ils sont tant friands. L'argent peut faire faire des choses ignobles à un humain, comme à un "heroes", jusqu'à tuer ceux de la même espèce que lui. Monde corrompu, ville de toutes les tentations, New York était, est et sera toujours le témoin de la plus grande tragédie de l'histoire de l'humanité, bien que ce terme ne signifie plus grand chose de nos jours.

Les gens à pouvoirs, considérés comme des monstres par les "sans-pouvoirs", les humains tout à fait inintéressants, mais tout aussi destructeurs avec leurs moyens à eux, doivent se plier aux dures règles qui leur sont imposées. Ils doivent se cacher, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, changer d'identité, de visage, changer de vie, ou être exploité comme des animaux de laboratoires, cobayes d'expériences plus terrifiantes et plus douloureuses les unes que les autres. En matière de douleur, une jeune femme blonde est plutôt une grande spécialité. C'est dans un petit appartement que nous la retrouvons, dans son lit, les yeux clos, l'esprit au pays des songes. Il était déjà onze heures du matin, mais la jeune blonde n'était pas décidée à se lever. Le soleil donna un peu du sien pour lui donner un coup de pouce : un rayon ravageur réussit à se faufiler entre les volets et vint directement chatouiller le visage de la jeune blonde, qui ferma plus fort les yeux, dérangée par ce traître. Elle se retourna dans son lit, tout en sachant parfaitement qu'elle ne réussirait plus à se rendormir. Elle soupira avant d'enlever sa couette et de sauter sur ses deux jambes. Sauter était un bien grand mot pour dire que Meryem Braut Cook posait ses pieds sur le plancher en bois et se relevait péniblement en utilisant la force de ses bras. Elle se gratta la tête et se dirigea vers sa cuisine. Elle se prépara un grand bol de cacao et engloutit les deux pauvres tranches de pains de mie qui se battaient en duel dans un sachet. Elle les avait préalablement badigonées de confiture de framboise, laquelle était elle aussi presque vide. Mery' se disait qu'elle devrait faire les courses, en même temps qu'elle devait peut-être ouvrir son magasin un jour de plus. Après tout, l'argent ne poussait pas encore sur les arbres, et la jeune femme n'avait pas non plus trouvé de poule aux oeufs d'or, bien que sa boutique marchait plutôt bien. Elle avait ses habitués, et ses gens de passage, pressés par le temps, qui avait un besoin urgent de bouquet et qui s'étaient trouvés à proximité de chez "Flowers can save everthing", le magasin de fleurs de notre jeune amie. Ce dernier devait d'ailleurs ouvrir à treize heures précises, enfin, ouvrir n'était probablemement pas le bon terme à utiliser ici. C'était une journée-commandes, un de ces après-midi où Meryem ne faisait que courir dans les rues de New York, des bouquets dans les mains, pour les livrer à domicile, avec le sourire, garanti de la maison. Il ne fallait plus traîner, il lui restait encore les bouquets à faire, en plus de se préparer. C'est pourquoi elle sauta dans la douche, puis dans son jean, le remontant en même temps qu'elle boutonnait son chemisier rouge, tout en passant un coup de brosse dans sa cascade de cheveux blonds. Elle les attacha en queue-de-cheval pour éviter d'être gênée par d'éventuelles mèches qui viendraient jouer avec elle. Elle attrapa son sac, ses clés, éteignit toutes les lumières et referma la porte de son appartement.

L'immeuble qu'elle habitait était un deux-en-un. A l'étage, il y avait trois appartements, dont un inoccupé depuis quelques années, et l'autre habité par une septagénaire tout ce qu'il y a de plus sympathique. A rez-de-chaussée se trouvait "Flowers can save everything", le magasin de Mery'. Avec l'argent qu'elle gagnait, elle ne pouvait se permettre d'habiter un autre appartement, surtout dans Manhattan. Aussi descendit-elle les escaliers de service quatre à quatre pour atterrir directement dans l'arrière-boutique. L'autre occupante devait prendre un autre escalier qui la menait dans la rue. La jeune blonde n'eut pas le temps de s'attarder dans des réfléxions : elle enfila son tabiler vert de fleuriste et commença à faire ses bouquets. Enfin, elle ressentait ce frisson qui la parcourait à chaque fois qu'elle touchait une fleur, elle se sentait déjà mieux, soulagée, reposée. Ses soucis, bien qu'omniprésent dans sa vie, avaient soudainement disparu, son pouvoir lui-même n'existait plus, ce qui était en partie vrai à ce moment-là. En effet, lorsque Meryem était parmi les fleurs, elle était sûre que son pouvoir ne se déclencherait pas par erreur, comme il lui arrive encore par moment de faire, sans le vouloir. Même en quatre ans d'entraînement, il lui arrive parfois que ses sentiments la submergent et que la douleur parvienne au bout de ses doigts, puis coulent dans la peau de la victime qui n'a rien demandé. La jeune femme n'était pas méchante, elle n'aimait pas son pouvoir, mais était bien obligée de vivre avec. Vivre ou mourir, c'était la devise de chaque Heroes depuis quelques années, eux, traqués, chassés, capturés et exploités. Ce n'était plus le même frisson que Meryem ressentait dans sa colonne vertébrale. Elle secoua alors la tête, se disant qu'elle ne devait plus y penser. Elle leva les yeux de ses fleurs pour regarder l'étrange horloge qui tentait de rester accrochée au mur : douze heures quarante-cinq. Elle allait être en retard si cela continuait. Elle finit rapidement, et toujours avec autant d'application son dernier bouquet et transporta le tout dans sa camionnette aux couleurs de son magasin : vert. Elle mit le contact et partit dans les rues de la ville, à la recherche des adresses qu'elle avait notées sur son calpin. L'après-midi s'annonçait longue et fatigante, surtout un jour pareil à New York. Il faisait un temps magnifique, pour une fois, et la chaleur était au rendez-vous. Tout le monde était de sortie, et les rues étaient bombées de flaneurs, qui bloqueraient les accès routiers à coût sûr. Comble de désespoir, sa première livraison était à Times Square. Pourquoi fallait-il qu'une personne du New York Times habite dans la même rue qu'elle, et, de ce fait, lui ait demandé de faire un bouquet pour sa collègue ?! Meryem frappa son front sur son volant alors qu'elle était à un feu rouge. Elle ne pouvait pas se garer dans Times Square même, sinon, elle resterait bloquer pour le reste de la journée. Elle décida donc de se garer dans la rue d'avant. Un peu de marche ne lui ferait pas de mal.

Et voilà Meryem qui marchait, son énorme bouquet dans les bras, lançant des "S'cusez" à tue-tête, ne voyant pas vraiment ce qu'il y avait devant elle. Elle y allait à l'intinct, ou simplement en se disant que tout le monde se pousserait en voyant arriver une énorme composition fleurale. La jeune blonde réfléchissait à sa condition. Elle aimait son métier, mais les contraintes étaient bien plus contraignantes, justement, que les avantages : elle devait se faire discrète, comme toutes les personnes de son espèce, ne montrant qu'une partie d'elle, la plus humaine. Enchaînée dans cette nature qui n'était pas vraiment la sienne, bien qu'elle avait toujours rêvé de ne jamais avoir de pouvoir, maintenant qu'elle en possédait un, elle devait vivre avec. Or, ces quatre dernières années, elle devait le refouler, justement, cela ne la dérangeait pas plus que cela, mais elle savait qu'un jour ou l'autre, elle se ferait attraper, happée comme les Juifs à l'époque des nazis, et qu'elle ne reviendrait plus jamais, que le monde l'oublierait. C'était en partie pour n'impliquer personne avec elle qu'elle vivait seule, et qu'elle ne s'occupait que de rendre les gens heureux avec des fleurs, les seuls êtres vivants dont elle connaissait la fidélité, et qui pourraient s'en sortir sans elle.

Notre jeune demoiselle était tellement absorbée par ses pensées qu'elle en avait oublié de dire ses pardons. Elle ne voyait rien, et n'entendait pas grand chose de précis, à part les paroles des gens qui l'entouraient qui se mélangeaient, devenant une langue inconnue. Elle ne se rendit donc pas compte qu'une personne était pile sur sa trajectoire, mais de sens opposé. Meryem ne sentit pas tout de suite qu'elle percutait la personne, tout se passait comme au ralenti. Son bouquet se rapprochait dangeureusement d'elle, se pliant. Puis, elle sentit un pied juste devant le sien. Enfin, une force opposée et beaucoup plus forte la projetta en arrière, la faisant perdre l'équilibre et tomber sur les fesses. Elle lâcha bien entendu sa composition, qui ne ressemblait alors plus à grand chose. Cette dernière roula jusque sur la route, et finit sa vie sous les roues d'une voiture. La jeune blonde regarda les vestiges de son oeuvre éparpillés sur la route en soupirant. Elle n'avait pas mis beaucoup de temps à le faire, mais savoir où cela a fini la rendait un peu triste. De plus, il fallait qu'elle retourne dans son magasin pour refaire la composition, puis qu'elle revienne ici. Mais avant, elle devait s'excuser auprès de la personne qu'elle avait probablement gênée avec son bouquet.


- Excusez-moi, je ne regardais pas où j'allais !! Vous n'avez rien de casser ?!
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